Un ancien Grognard par - 40 degrés devant Moscou, décembre 1941

 
 

Voici un chapitre sombre de l'histoire de France à remettre à la lumière du jour, il était temps !

 

Texte unique et exceptionnel : Inédit à ce jour ! Rédaction JpB (Alias Tigibus)


Un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir !


  Bonne lecture attentive, divertissement et culture géopolitque garantie

 



Ci-dessous un récit inédit à ce jour, publié dorénavant après de nombreuses réflexions, discussions, bla.bla.bla. et "conciliabules" avec le peu de reste de notre entourage francophile ou germanophibe et mes proches,  bien que nous soyons tout de même très très bien sécurisés ...afin de préserver notre qualité de vie...ici en Westfalie, depuis près de 40 ans.... en temps "qu'exilé politique" sous le péril "islamique et jaune" en Europe, pour le moment  sans domicile fixe...

J'assume mes responsabilités avec une conscience sereine  en reconnaissance et gratitude à ma douce Mère et notre courageux Père.

  Tigibus

Texte mis au point en accord et coopération avec le "Président/Animateur" du C.D.V.F.E. (Cercle des Descendants et Amis des Volontaires du Front de l'Est)


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Hommage et odyssée d' un  ancien "Grognard" de la L.V.F  par - 40 degrés devant Moscou, Décembre 1941


Luigi-Angelo Bionaz * 1921 - † 2005
 



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Louis-AngÈlo Bionaz
� jpb





Que son âme repose en Paix, R.I.P.
 

© Archives Tigibus
 
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Col Grand-Saint-Bernard
� jpb

Le caporal-chef Luigi-Angelo Bionaz
 
Par Tigibus son fils aîné, porte-parole de la famille !



Informations et documents transmis  en gratitude à un des ses fils : Tigibus .

 
La jeunesse d’un fils d’immigrés valdôtains :


Né en 1921 en France à Paris, Luigi-Angelo est le fils d’immigrés d’une région francophone d’Italie, la Vallée d’Aoste.

Ses parents  résidaient dans le 6e arrondissement derrière l'hôtel des Monnaies sur les bords de la Seine. Lui-même et sa famille étant cependant considérés comme des Italiens immigrés bien que d'origine francophone valdôtaine, dans cet arrondissement de Paris où il vécut dans les années 1920.

Il faut signaler en autre que la Vallée d'Aoste fût  toujours un territoire francophone depuis des temps séculaires jusqu'à nos jours. Région autonome vis à vis de Rome, bien qu'elle se situe sur le territoire italien. Se référer au duché de Savoie entre le XIIe siècle jusqu'en 1861, l'Arpitanie, région comprenant une partie du Valais-Suisse autour de Sion, de la Haute-Savoie, Chambéry et la vallée d'Aoste avec Aoste  "Rome des Alpes".

Quelques mois avant la déclaration du  conflit mondial en 1939, Luigi-Angelo fût officiellement naturalisé Français, à l'âge de 18 ans. En conséquence, il défendit sa nouvelle patrie en endossant l'uniforme français

Mobilisé en 1939, il servira dans une unité de cavalerie en menant campagne près de Voreppe / Grenoble avant la défaite et la dissolution de l’armée française en 1940. Quelques photos de ce cavalier à fière allure demeurent dans la mémoire de son fils, mais hélas ces documents ont disparu.
 
Se battre pour la France fut une haute fierté pour Luigi-Angelo et l’écrasement, la défaite, l’Occupation une grande frustration. La France avait décidément le talent pour faire de ses enfants d’immigrés de farouches patriotes nationalistes !
La France étant devant le fait accompli de la défaite, le pauvre cavalier devait de nouveau s'orienter, nouvelles perspectives politiques, mais où ?

Sa fierté d'être français fût entachée devant cette débâcle, voici un facteur très important avec celui de son milieu catholique, politique et social de l'époque qui a orienté sa décision de changer le  "fusil d'épaule" en s'engageant  dans la L.V.F. comme l'un des nombreux Français et Parisiens. Après des sélections sévères (médicales et casier judiciaire),  à la caserne Borgnis-Desbordes de Versailles fin Août 1941.

À  5 heures du matin, le 4 septembre 1941 Embarquement !

Il défile de la caserne vers la gare de Versailles-Les Chantiers pour le long "Treak" vers l'Est. La ville dort, les soldats chantent au pas et empruntent le chemin de fer de la circulaire autour de Paris, direction le "Reich" et la Pologne.

Départ du  1er Bataillon de la L.V.F. avec un contingent de 250 officiers, 803 sous-officiers et homme de troupe.  3 jours de voyage à travers l'Europe, France, Allemagne, direction la Pologne au camp d'entraînement de Deba au sud-est de Varsovie.

L’engagement :


Ne voyant plus de perspectives politiques dans son pays, il pensa découvrir de nouveaux horizons vers l’Est.

C'était une nouvelle conquête. Volontaire fin août 1941, Luigi-Angelo s’engage donc dès les premiers jours dans la  L.V.F, sans doute influencé par le milieu social,  politique de son époque, il  vivait dans le quartier étudiant du 6ème Arrondissement de Paris, le Quartier Latin.

Il passe avec succès les très stricts contrôles médicaux et rejoins les premiers volontaires à la caserne Borgnis-Desbordes à Versailles fin Août 1941.

Il fera parti de la première unité qui atteint Deba, camp d’entraînement et base arrière de la  LVF au sud-est de la Pologne, en septembre 1941. Il avait à peine 20 ans mais il était loin d’être le plus jeune volontaire.

Ayant prêté serment le 5 octobre 1941 au camp de formation, Luigi-Angelo revêtit l’uniforme allemand du 638e régiment d’infanterie - dénomination officielle de la L.V.F. - avec sur la manche droite l'écusson bleu-blanc-rouge, 1er Bataillon, 3e compagnie. Ce régiment fût intégré à la 7e division bavaroise du général von Gablentz, en progression  victorieuse vers Moscou.

 
 
 
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Ecusson

© Archives Tigibus


Leur départ de Paris s’était effectué «  dans une solitude grandiose, pour guerrier entreprenant le voyage au bout de la nuit... ».

De là, après seulement quelques semaines de formation, c’est le Front de l’Est et les deux bataillons quittent Deba les 28 et 30 octobre 41, le 1er bataillon sous le commandement de capitaine Leclercq, puis du commandant De Planard. Le IIe est aux ordres du commandant Girardeau. Luigi-Angelo sert à la 3e Compagnie du 1er Bataillon. Ils atteignent Smolensk, le 30 octobre 1941.

Le 31 octobre 1941, Luigi-Angelo fête ses 20 ans à Smolensk dans la gare centrale, détruite auparavant par des combats acharnés entre allemands et russes. Combats conforment à la "terre brûlée".

Le Front de l’Est :

De Smolensk,  ils prennent la route de Moscou sur la fameuse "Magistrale" le 6 novembre 1941, marchant dans le terrible climat de l’hiver russe. L'équipement lourd est transporté avec de grandes difficultés dans des chariots à chevaux. Cette marche est une tragédie : les uniformes et l'équipement individuel ne sont pas adaptés pour les températures d'hiver, tempêtes de neige et pluies glaciales tombent, un tiers des hommes est affecté par la dysenterie. Avant d'atteindre la ligne de front, env. soixante kilomètres devant Moscou.
La L.V.F a déjà perdu 60 hommes, malades ou égarés, gels, froid, dysenterie.

Ils ont par la suite atteint l'extrémité de l’avancée allemande, à 63 kilomètres de Moscou, près de Vizmar le long de la "Magistrale", qui  relie Smolensk à Moscou. Ils ont été affectés à l’extrême pointe Est du front devant les immenses marais et lacs de retenue de Djukowo.
 

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Lac de Djukowo 2006
� Daguere

Lac de Djukowo 2006

© Daguere
 

Le régiment 638 est alors incorporé à la 7e Division d'Infanterie bavaroise du général von Gablenz  (Abschnitt Mitte-Section centre) et  est par coïncidence ancienne division d’infanterie d’Adolf Hitler lors du Premier conflit mondial 1914-1918.).

Le 24 novembre 1941, les 4 compagnies du 1er bataillon se dirigent vers la ligne de front près du village de Djut'kovo. Le QG régimentaire atteint est placé à Golowkowo. La terre est gelée jusqu’à 1m de profondeur. Il faut uriner sur les fusils-mitrailleurs pour qu’ils ne gèlent pas. Après plusieurs jours d’attentes dans des conditions épouvantables, l'ordre d'attaque est donné le 1er décembre dans une tempête de neige horrible. Avec des températures qui ont baissé de moins 30 degrés à - 40 durant la nuit, sans équipement d'hiver, sans l'appui d'engins blindés.

L'équipement lourd est transporté avec de grandes difficultés dans des chariots à chevaux. Ce voyage est une tragédie : Les uniformes et l'équipement individuel ne sont pas adaptés pour les températures d'hiver, tempêtes de neige et pluies glaciales tombent, un tiers des hommes est affecté par la dysenterie. Avant d'atteindre la ligne de front, le LVF a perdu 400 hommes, malades ou perdus.

Ils ont par la suite atteint l'extrémité de l’avancée allemande, à 63 kilomètres de Moscou. Ayant été positionné à l’extrême pointe Est du front, il serait tentant d’imaginer que l’armée allemande ait voulu rendre un hommage guerrier aux Français, eu égard à leur Campagne de Russie… 129 ans auparavant sous Napoléon.

 

Le 24 novembre 1941, les 4 pelotons du 1er bataillon se dirigent vers la ligne de front près du village de Djut'kovo. Le QG régimentaire atteint Golowkowo. La terre est gelée. Après plusieurs jours d’attentes dans des conditions épouvantables, l'ordre d'attaque est donné le 1er décembre dans une tempête de neige horrible, avec des températures qui ont baissé de 20 degrés durant la nuit, sans équipement d'hiver, sans l'appui de Panzers. 

 
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Church of Djut'kovo 2009
© Tigibus

Du côté opposé, l'adversaire la trente-deuxième Division sibérienne, bien équipée, bien formée, est soutenue par de l'artillerie lourde avec son 154e régiment d'artillerie de la garde stationnée du 1er Novembre au 7 décembre 1941, sous les ordres du Major V.K Tchevgus. Le combat sera inégal et meurtrier. Une apocalypse d'hiver, un carnage de viande gelée.

Les Français morts et blessés jonchent le sol ; des armes automatiques sont bloquées par le gel.Au poste médical, le médecin capitaine Fleury lutte pour traiter tous les blessés, les malades et les hommes avec des membres gelés. Après une semaine, le 1er bataillon est presque disloqué et doit être remplacé. Les lieutenants Dupont et Tenaille, des commandants de pelotons réputés, ont été tués par le même obus d'artillerie, le capitaine Lacroix est grièvement blessé.

 

Plus au Nord, le deuxième bataillon est moins affligé par la bataille, mais autant par les conditions climatiques. Tandis que la 7e division d'Infanterie demeure sur la ligne de front, la totalité du régiment 638 est retirée entre le 6 et 9 décembre 1941 de Djukowo.

 

Il a perdu 65 morts sur le sol russe, 120 blessés, plus de 300 malades avec des membres plus ou moins gelés. Parmi eux , Luigi-Angelo.

 
 
 

Étrange similitudes:

 
 

Un participant rapporte ses mémoires :


« L’étrange colonel Narbonne, commandant le Régiment, ouvrait chaque jour deux bibles qui ne devaient plus le quitter pendant toute la campagne : Les Mémoires du général Marbot et celle du Comte de Ségur, compagnons d' Etat-major de Napoléon durant sa campagne de Russie.

Tous les soirs de veillées, frappé par l’extraordinaire similitude de la chronologie 129 ans plus tôt avec la Grande Armée sous Napoléon, il s’en faisait lire les versets du jour, à haute voix, par son officier d’ordonnance. C’est ainsi que d’une chronologie à l’autre, la faim, le froid, la souffrance et la défaite se rénouvelèrent exactement pour la L.V.F. et pour l’armée allemande engagée devant Moscou, comme si la première campagne de Russie en 1812 n’avait  été que l’exacte prophétie de la seconde.

Il y avait là de quoi impressionner les Français, qui lisaient en clair leur destin dans les Mémoires de Marbot : « Les vivres manquaient car les Russes  n’avaient rien laissé derrière eux que des villages et des fermes incendiés. Le pays n’offrait aucune ressource et le froid couchait dans la mort des régiments entiers »
À 129 ans de distance, Dieu confirma son terrible et surprenant jugement, lâchant comme une meute de fauves la chaire blanche de Sibérie sur les envahisseurs de 1941, l’épouvantable hiver de 1812 se renouvelait. »

Nuit funeste :

Luigi-Angelo, dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 1941, est désigné pour une mission de reconnaissance  en première ligne dans les sous-bois et forêts  devant les lacs et étangs de Djukowo. Neige immaculée, lac glacé, la longue nuit blanche de Biélorussie débute.

Avec trois compagnons, à minuit, ils partent en patrouille, se séparent à un croisement de chemins dans cette profonde forêt devant ces étendues marécageuses de Djukowo, chacun dans sa direction, le regroupement est prévu dans 3 heures à cet endroit.

Luigi-Angelo seul, marche, écoute, observe la contrée de ces sous-bois de bouleaux à  l'affût  du "gibier Rouge".
Une salve retenti. Devant lui à 60, 80 mètres une ombre, un individu.

Pendant 3 heures, "Quitte ou double", jeux d'ombres, comme chat et souris, cache-cache des deux protagonistes entre les bouleaux de cette forêt éclairée par la pleine lune.
 
Le jeune volontaire ne lâche pas sa proie. Son talent d'observateur, d'éclaireur, son sens  de la chasse aux bouquetins en montagne valdôtaine reviennent en lui. Le "Rouge" est bien là. Enfin, à l’aube la silhouette est abattue.

C'est un partisan et commissaire politique russe, d'après les papiers saisis sur son veston.
 
Puis c'est le retour au poste de commandement et avec grande fierté, on est surpris de retrouver le caporal-chef,  ses camarades le croyaient mort et disparu dans cette nature impitoyable.

On lui préconise de retirer ces bottes. Mais c'est la sentence : orteils gelés au 3edegré....

Les combats qui reprennent à l’aube, sont épouvantables. Les Français morts et blessés jonchent le sol ; des armes automatiques sont bloquées par le gel. Au poste médical, le médecin capitaine Fleury lutte pour traiter tous les blessés, les malades et les hommes avec des membres gelés.

Son camarade Jean Benvoar, de souche bretonne, fusil-mitrailleur, est grièvement touché et blessé en première ligne. Il est retrouvé et sauvé  plus tard par ces compagnons de combat les membres gelés, gisant dans la neige par moins de 35 degrés en dessous de zéro pendant plus de 24 heures. Le voici, avec une photo unique dans un hôpital parisien printemps 1942, le général Galy le réconfortant.




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Jean Benvoar - GÈnÈral Gally






Jean Benvoar 1942

© Archive Tigibus

 

Luigi-Angelo, caporal-chef de la 3e compagnie sera évacué des positions le 6 décembre 1941, lui aussi avant la relève proprement dite. Ses gants de laine étaient en lambeaux et il avait du mal à se servir de ses mains. Au poste de secours. on lui fait remarquer qu'elles sont gelées.

 

Alors il est évacué sur Wjerera, où il trouve nombre de légionnaires, eux aussi victimes du froid. L'un des frères Rodrigez lui dit:
 « T'as que les mains gelées ? T'as de la veine... Au fait regarde donc tes pieds ! »

Il essaye de retirer ses bottes. Il n'y parvient pas. Alors le médecin allemand découpe l'empeigne au rasoir. L'un de ses pieds est noir, empeste comme du chou pourri. Tout de suite, on l'ampute des orteils pieds droit et gauche et 2 doigts.

Puis il est dirigé sur Smolensk, où il passera trois à quatre semaines au Lazarett 581, archi-bondé. C'était l'ancienne maison du Parti. Il y a là mille cinq cent à mille sept cents blessés, qu'on a installés jusque dans les couloirs, allongés sur de la paille. On meurt tout les jours, le pus et le sang coulent dans des boites de conserves que les infirmiers russes vont vider.

Au moins, il retrouve là un légionnaire de la 2e compagnie, Roger Peche, un boulanger de Rennes, qui devra être amputé de la moitié du pied droit et d'un orteil du pied gauche. Luigi-Angelo subit une seconde opération, allongé sur trois planches posées sur deux tréteaux, où un autre blessé vient d'être amputé. L'infirmière allemande remarque son désarroi :
- Ach Franzosen ! Cognac ?
Elle lui tend une fiole, qu'il vide avec un plaisir infini. Puis on l'endort au chloroforme. Il se réveillera avec un nouveau bout de pied en moins. Orteils amputés.

Il sera finalement évacué, comme toujours dans un wagon à bestiaux, couché sur de la paille. Après un voyage d'une huitaine de jours, au cours desquels la moitié des occupants du wagon décèdent, il se retrouve dans le Kriegslazarett de Cosel, en Haute-Silésie, pour être lavé, épouillé. De janvier à mai 1942, il subira trois nouvelles interventions. Puis il est dirigé sur Breslau accueilli dans l'une des congrégations de la Dom-Insel, transformées en hôpitaux. Là, il retrouve le légionnaire Labdouche.

Enfin, au cours de l'été 1942, il sera rapatrié en France et hospitalisé à l'hôpital Foch de Suresnes, où l'attend Benvoar. Luigi-Angelo pèse maintenant moins de 40 kilos, lui qui en marquait 70 sur la balance en partant de Versailles 12 mois auparavant. Il devra encore être opéré à l'hôpital de la Pitié.

Sa Croix de fer de 2e classe lui fût remise le 20 février 1944 et la médaille militaire à compter du 17 Juin suivant.


Après une semaine, le Ier bataillon est presque disloqué et doit être remplacé. Les lieutenants Dupont et Tenaille, des commandants de Compagnies réputés, ont été tués par le même obus d'artillerie et le capitaine Lacroix est grièvement blessé.

Plus au Nord, le IIe bataillon est moins affligé par la bataille, mais autant par les conditions climatiques. Tandis que la 7e division d'infanterie demeure sur la ligne de front, la totalité du régiment 638 est retiré entre le 6 et 9 décembre 1941.

Les premiers volontaires français gisent sur le sol soviétique. Le Bataillon déplore déjà 65 morts, 120 blessés, plus de 300 malades ou avec les membres gelés. Luigi-Angelo est parmi ces derniers. Dans le wagon des blessés, sur 30 volontaires, mais après 3 jours de chemin de fer, 8 seulement survivront, un parmi eux, Luigi-Angelo. Il a réussi à surmonter toutes les difficultés de ce transport macabre dans cette ambiance mortuaire des blessés graves du front de l'Est.

Une convalescence temporaire :

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Luigi Noel 1942/43

© Archives Tigibus



Voici un Luigi-Angelo en meilleure forme à l'hôpital Foch de Suresnes, Noel 1942/43 © Archive Tigibus





Luigi-Angelo sera décoré de la Croix de Fer. Les arcanes administratifs en temps de guerre étant ce qu’ils sont, il la recevra en février 1944. De manière tout à fait étonnante et rare, le document officiel fut signé en France par Karl Heinrich von Stulpnagel qui à cette époque était le Militärbefehlshaber en France.

  


Certificat Croix de fer 2ème Classe

© Tigibus

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Certificat Croix de fer 2Ëme Classe
� Tigibus

Croix de Fer L.-A. Bionaz

© Tigibus

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Lou-Lou
� jpb

Désormais déclaré inapte au combat, Luigi-Angelo est requisitionner et  doit repartir en Allemagne en été 1944 à titre de travailleur étranger à Leipzig aux usines aéronautiques Junker. Là, il fait la connaissance d'une jeune demoiselle saxonne, Irène-Florentine, une des filles d'un restaurateur local où il déjeune de temps à autre dans la Antonstrasse.

L'amour étant aussi bon que la soupe, il épouse cette jeune femme civilement en février 1945 à Leipzig. Une aventure et odyssée européenne entre un valdôtain brun et élancé avec une saxonne brune et charmante va débuter pour se poursuivre et aboutir en France.


L’Armée Rouge s’approchant de Leipzig printemps 1945, Luigi-Angelo quitte la ville, ne désirant pas retrouver les « Popovs ». Retour en France, puis c’est le camp de rassemblement pour étrangers à Remagen, sur le Rhin près de Bonn. Filtré et arrêté en 1945 à Valenciennes, il passera quelques mois en prison à Fresnes.

Défendu par Maître Isorni, il sera acquitté. Il a réussi à être défendu par ce prestigieux avocat par le plus grand des hasards : Maître Isorni était client d’un restaurant sur le Boulevard Saint-Germain (Le Cluny) où travaillait sa mère et où les avocats y faisaient leur pause-café entre les plaidoiries du Palais de Justice.

L’après-guerre d’une croisade qui n’en finit pas.

Son épouse Irène-Florentine,traductrice-interprète de Saxe, native de Londres, réussit à le rejoindre en France début 1947, un amour sans frontière, comme la deuxième guerre mondiale en a généré de nombreux, et Luigi-Angelo se « refait une nouvelle vie ». Ils se re-marient une seconde fois civilement dans l'église de Saint-Germain des Près, Paris 6eet fondent leur famille dans la région parisienne. Ils eurent trois fils.



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Luigi-Irène

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L’un d’entre eux, l'aîné, Tigibus, "exilé politique" en Allemagne, hasard du destin, retour aux "sources" de la mère, porte-parole de la famille s'exprime  :

"Il vécut dans l’ombre d’un grognard. Luigi-Angelo fut traumatisé trop jeune par ce passé qui le retournait sans cesse vers ces plaines de Biélorussie et son hiver impitoyable. L’histoire et le passé lui donnera raison d’avoir combattu en préfaçant une cause européenne toujours d’actualité 70 ans après cette tragédie et aventure".

Mais le Front de l’Est ne l’avait pas oublié : Ses talons de jambes gangrenant, il fut opéré de nouveau en 1967/68 et amputé de la jambe gauche, puis en 1985 de la droite au-dessous des genoux. Comme la plupart des anciens volontaires mutilés, Luigi-Angelo fût appareillé par la République Fédérale Allemande de prothèses adaptées à son cas.

Une aventure idéologique et psychologique avec laquelle il dû porter durant plusieurs décennies cette lourde croix de "prodigueur" et son évangile, pour la défense du continent européen ainsi que pour sa famille en le supportant moralement autour de lui durant ma première jeunesse en France.

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Father Luigi-Angelo Bionaz
� Francois Bionaz

Louis-Angelo Bionaz

© Francois Bionaz

 

Luigi-Angelo, ce petit combattant valdôtain, décédé en 2005 à l’âge de 84 ans, gît désormais paisiblement sur le sol français auprès de son épouse germaine, native de Londres et naturalisée française. 

Que leurs âmes reposent en paix pour ces époux, précurseurs d'une idée européenne. 

                               Autrefois ce fût leur devoir, aujourd'hui notre fierté. 

 
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…tendard L.V.F.
� C.D.V.F.E.

Drapeau L.V.F.

© C.D.V.F.E.

Drapeau L.V.F.

© C.D.V.F.E.





Droits d'auteur: © Tigibus


PS.: Le traducteur et auteur de ce récit inédit tient à préciser qu'il ne fait en aucun cas parti d'une cellule ou cercle politique français ou allemand pour soutenir cette aventure de jadis. Uniquement en souvenir de ces hommes courageux et en dignité des combattants français décédés et gisants sur le sol de Biélorussie, Poméranie et Berlin mort pour la Gloire de la France et la sauvegarde du continent européen.



 

Album Joomeo de Tigibus, Sortie à Moscou-Djutkowo le Samedi 5 Décembre 2009



(1941-1945)


Copyright Jean-Pierre Bionaz, alias Tigibus.  All rights reserved. Toute utilisation de ces images, à titre commercial ou privé, est interdite sans l'accord préalable de l'auteur.

Note de la rédaction: Tigibus vient de passer 4 nuits à Moscou et une matinée à Djutkovo le premier week-end  de Décembre 2009. Pèlerinage sur place, 68 ans jours pour jour à la même époque.  photo-reportage dans  notre album suivant: Joomeo  pour la sortie à Djukovo.

Album de notre sortie musicale à Moscou

 

"Chaque génération doit recréer un nouvel équilibre

entre le maintien de la tradition et la rupture avec le passé."

Konrad Lorenz

 

 




Géopolitsche Festrede, 1998, Allocution géopolitique 1998, Mr. Henri-Josef FENET, Edel Ritter, Chevalier des temps modernes


Allocution officielle de notre camarade Henri-Josef Fenet,

tenu en langue allemande en 1998.

Traduction: Tigibus (JpB) le 4 Février 2009

 

Ancien Capitaine (Hauptsturmführer) et porteur du ruban de  Chevalier de la croix de fer, commandant le bataillon d’assaut de la 33e Division des Waffen-Grenadier de la “Charlemagne” à Berlin entre le 23 mars 1945 et le 2 mai 1945. Commandant de division : Dr. Gustav Krukenberg.

Sur 300 combattants de cette unité sortant des graves combats de Poméranie auparavant, 30 environ ont survécus indemnes ce carnage et apocalypse de la défense de Berlin à cette époque.

 
 

Fenet-Oct.-1982.jpg

 
 
 
 
 

 Mesdames, Messieurs

 

Chers Invités et Amis,

Mes chers Camarades,

 

En tant que représentant de mes camarades français je désire tout d’abord vous transmettre le salut fraternel de mes collègues.

Il y a 2 semaines (remarque du traducteur: Printemps 1998 est mentionné) lors de notre rencontre commune annuelle avec nos camarades de la Division “Horst Wessel” et “Das Reich” nous avons fêté notre vieille camaraderie de combat. 

Comme français j’ai aujourd’hui le devoir de vous rappeler en souvenir le sacrifice de ces jeunes soldats allemands tombés en Été 1944 sur la presqu’île du Cotentin.

Nous ne devons pas oublier les fleurs de cette jeunesse, en particulier les divisions L.A.H. et H.J en Normandie, dont le sol français est noyé de leur sang, pour la défense du continent européen contre la "peste" bolchevique et communiste jadis.

 
Est-ce que ce sacrifice à été pour rien ?
 

Mes camarades, pourquoi et contre qui avons nous combattu ?

Pour l’Europe, pour une communauté européenne et contre le bolchevisme.

Après un demi siècle, l’histoire  nous donne enfin  raison à notre action. L’empire russe, qui fit trembler le monde entier pendant plus de cinquante ans, tomba sans intervention étrangère sous le poids de sa faiblesse et de ses erreurs. En comparaison je désire ajouter: pour cela il a fallut mobiliser notre planète pour décimer la puissance allemande.

Nous avons aussi combattu pour une Europe unie et communautaire et depuis plusieurs années les peuples européens attendent la naissance de cette Europe unie en espérant que cela ne sera pas un fausse couche.

Nous avons planifié le chemin de l’indépendance pour notre auto-détermination et maintenant les Européens prennent le chemin que nous avons jadis tracé. Au lieu de remerciement nous avons récolté la poursuite. Malgré tout nous n’avons pas de mauvaise conscience. Si la question nous été posée: Ne regrettez-vous pas ce que vous avez entrepris ? alors nous nous permettons de répondre: “Churchill a regretté, pourquoi devrions également regretté”.

En effet Churchill a exprimé dans ces mémoires: “ Le jour de la victoire (Victory Day) j’ai reçu de nombreux messages de félicitations, télégrammes, lettres, téléphones. Mon cœur était tout de même plein de pressentiments tristes puisque cette victoire présageait du danger qui serait encore plus dangereux pour ceux qui désirait l’éviter”. Citation de Churchill.

Ces paroles sont un aveu.

 

Les vainqueurs alliées se sont comportés comme cette ivresse qui lorsqu’il pleut saute dans l’eau pour ne pas être trempé.



50 Millions de victimes dans le monde entier pour remplacer Hitler et Staline et établir un empire communiste sur la moitié du monde ! Qu’elle idiotie !

En ce qui concerne la poursuite et la haine d’après guerre, Churchill a également prononcé devant le parlement britannique le 28 Octobre 1948 les paroles nécessaires: “ Pour ce qui est de la peur du passé, jusqu’à quelques exceptions, passons l’éponge, aussi difficile que ce soit. Nous devons en tirer les conséquences pour l’avenir et penser à notre sauvetage”

Le même Churchill avait déjà en 1942 écrit a son ministre des affaires étrangères Anthony Eden :

«  Cela serait une catastrophe incroyable si la barbarie russe inondait sur l’Europe » et au Capitaine Liddle Hart, l’ancien conseiller militaire britannique, fût posé la question :

«  Comment pourrions-nous à l’avenir empêcher l’Union Soviétique de régner sur toute l’Europe ? »

Liddle Hart répondit : « Le seul pays qui est en mesure de nous protéger contre la menace russe est justement le territoire que nous voulons détruire. »

Pour en finir avec les citations de Churchill, je désire encore souligné son aveu très connu :

« Nous avons abattu le mauvais cochon »

 

Je désire donc répéter: Les aveux de Churchill nous permettent d’avoir une conscience sereine .

En 1945 la plus grande victoire mondiale fût obtenue. Après la guerre totale, la victoire totale, la puissance totale sur le monde. Les vainqueurs disposaient en même temps, moralement et politiquement des meilleurs valeurs, principes, selon eux pour ériger un nouveau monde, Roosevelt voulait avec Staline un monde où régne la paix et justice. C’était la plus grosse manœuvre dursuputage ( ???) dans l’histoire politique. Cette grande victoire fût en effet une fausse. Ceci a été affirmé par l’historien militaire très connu anglais, le général Fuller lorsqu’il confirme : « La guerre a été gagné sur les champs de batailles et perdu sur les tables des négociations »

Le résultat de cette fausse victoire: on peut encore le remarquer: Le monopole du monde communiste par dessus la moitié de la planète, les guerres civiles et coloniales avec des millions et millions de sacrifiés.

 

Juste après la fin de la guerre Eisenhower s’exprima ainsi :

« Si durant ma vie un seul soldat américain tombera encore au combat, alors je serais un Génèral vaincu. »

C’est ainsi qu’il en ait advenu. De nombreux sont encore tombés.



Lorsque j’était gamin et écolier, j’ai appris que le chemin de l’enfer formé de pavés est semé de bonnes intentions. Sous ce point de vue, des faits de bonnes actions des alliés, je désire souligner les valeurs que nous avons empruntées de ceux-ci. La drogue, Sida, chômage, baisse de la fécondité en Occident, surpeuplement en Asie et Afrique et comme conséquence une transhumance géante de la population vers l’Europe. Il y a déjà 35 ans Karl Gustav Jung avait présagé, je cite :

« Le plus grand danger à l’heure actuelle n’est pas la bombe atomique mais la surpopulation. »

Cher camarades, les commentaires à ce sujet, je vous en laisse soin.

Autres dangers – pas seulement des plus petits – je désire ajouter: La déclin des qualités humaines et la perte de son identité.

Le prix Nobel français Alexis Carrel écrit déjà avant la guerre: “ Le plus important n’est pas la vie, mais la qualité de la vie”

Rousseau, un prophète de la démocratie moderne, déjà autrefois au 18ème siècle s’exprima ainsi, je cite :

« Les enfants de nos ancêtres viennent au monde avec les forces de leurs Pères et renforcent avec les mêmes exercices qu’ils ont déployés leurs qualités musculaires que l’homme puisse donner, fait ceux plus fort qui sont en bonne santé et laisse mourir les plus faibles. De cette façon la nature est différente de nos sociétés modernes dans lesquelles l’état fait des enfants si coûteux que nous les tuons en partie sans différence déjà avant la naissance. » Ainsi Rousseau...!

 
 
Est-ce que Rousseau est aujourd’hui “politiquement correct” ?
 

La sagesse vielle comme le monde nous a appris qu’un esprit sain vit toujours dans un corps en bonne santé. La santé des esprits et des corps est depuis des années malade et menacée dans notre civilisation.

Comme déjà annoncé, le déclin des qualités humaines, le laisser-faire et la destruction des réseaux sociaux, en particulier la famille, le changement des valeurs originaires sont des symptômes de maladie dont souffre les pays de l’Occident. Il faut que nous soyons clair à ce sujet, que ces maladies les siècles prochains seront mortelles. Il manque dans les livres de médecine un chapitre “Pathologie de l’identité”

Encore quelques exemples: Voici dix années, plusieurs officiers français de la marine marchande faisant escale à Alexandrie en Égypte. Dans un restaurant sur la table voisine était assis des jeunes Egyptiens et après quelques minutes une discussion amicale débuta entre ces jeunes. En autre un Egyptien signala: “ Vous et les Européens vous êtes des peuples en déclin….Vous devez laisser la place maintenant à des peuples jeunes, montants et dynamiques“

Un deuxième exemple: l’ancien dictateur en Algérie Houari Boumediene déclara il y a quelques années: “ Nous allons conquérir la France, pas avec des armes mais sur les genoux de nos femmes”. Emmanuel Kant avait déjà supposé lorsqu’il écrit :

« Nous pouvons être sûr avec une grande probabilité que le mélange des ethnies, qui mène tout doucement au même niveau les caractères, pour l’humanité, sans considération philanthropique, sera vraiment nuisible. »

 
Une dernière question. Que deviendrait l’Europe sans européens ?
 

Comme les vieux Grecques et vieux Romains ont disparus, ainsi l’identité européenne est en danger. Celui qui perd son identité n’est plus en mesure de défendre son territoire et sa sécurité. 

Après la guerre les Allemands, en particulier les jeunes ont été obligés de haire leur identité. Ainsi se développa la propre haine, ce complexe de fautif, sa tactique quelle utilisa au moyen âge contre les juifs. Le résultat vous le connaissez tous.

 

Pour terminer encore un exemple: Déjà il y a 30 ans une jeune fille allemande qui était “au pair” chez-nous souhaitait monter dans un lit avec un coloré pour pécher ces remords allemands.



Depuis de nombreuses années un complexe de fautif européen est également en apparition vis à vis des peuples du tiers monde et avec des résultats identiques. La mort des esprits des peuples est le meilleur moyen pour les obligés à retourner à la servitude ou l’esclavage.

 

Nous sommes témoins aujourd’hui d’une géante entreprise stupide  de l’histoire mondiale.

 

C’est ainsi que les sociétés humaines seront sous développées. Partout on essayera de dépasser la qualité par la quantité et les anciens peuples seront remplacés par des masses ruminantes et sans différence.

L’Europe a toujours eu ses parasites, qu’ils soient riche ou pauvre. De plus la grande immigration des peuples qui a renforcé ce problème. Voilà le parasitisme qui est devenue un nouveau fléau en Europe. Au 19ème siècle le thème de Marx et Engels: “Prolétariens de tous les pays unissez-vous pour traire la vache européenne”.

Comme autrefois nous portions une nouvelle pensée européenne et nos espérances pour une qualité humaine. On a déjà fait beaucoup pour l’environnement mais pour améliorer la qualité des hommes et guérir les maladies de l’Europe, trop peu. Nous ne devons pas résigner. Malgré toutes les pessimistes mises en garde la réunification de l’Allemagne a eu lieu. Toute seule cette Europe sera dans la situation de résoudre ses problèmes dans lesquels des nations indépendantes ne seront plus en mesure de le faire.

 
Nous sommes Européens
 

Comme Français nous avons combattu jadis pour l’Europe. Souvent on nous posa la question: “ Pourquoi avez-vous combattu du côté des allemands ?” Après le tournant de la guerre fin 1942/début 1943 il était clair que toute l’Europe était menacée par l’armée soviétique que les alliées aux côtés de Staline et cette menace rendait le destin de notre continent plus dangereux et était dépendant du combat à l’Est. Il fût donner la possibilité aux Français en été 1943 avec accord du gouvernement de l’époque de s’enrôler comme volontaire dans cette troupe élitaire en Allemagne. La défaite de 1940 a été pour de nombreux jeunes Français un découragement terrible, il faut se replacer à cette époque et l’occasion de combattre à l’Est dans cette troupe d’élite était une occasion pour faire disparaître ce découragement. Notre amour pour la patrie et notre intuition, nous ordonna de coopérez avec les troupes allemandes pour l’avenir de notre pays et la sauvegarde de notre continent européen.

 

Autrefois ce fût un devoir, aujourd’hui notre fierté.

 

Auteur: Mr. H.J. Fenet

Source : Journal des anciens combattants allemand “Der Freiwillige” No. 44 (1998) p. 22.

Traduction : Tigibus (JpB) le 4 Février 2009

 

 Nota bene : Cette allocution ne représente en aucun cas le parti de l'auteur et traducteur dans une cellule politique française ou allemande pour soutenir cette aventure de jadis. Ce texte reste tout de même d'actualité de nos temps.

Uniquement en souvenir de ces hommes courageux et en dignité à ces combattants français décédés et gisants sur le sol de Biélorussie, Poméranie et Berlin, morts pour la Gloire de la France et la sauvegarde du continent européen.

 

R.I.P


 

Traduction/ Übersetzung Festrede-Laudatio Monsieur Henri-Josef FENET 1998

 
Festrede unseres französischen Kameraden Henri Fenet,
gehalten in deutscher Sprache.

Ehemaliger SS-Hauptsturmführer und Ritterkrenzträger, Führer eines Sturmbalaillons der 33. Waffen-Grenadier-Division "Charlemagne" der Waffen-SS.

Sehr verehrte Damen,
sehr geehrte Gäste und Freunde,

meine lieben Kameraden,

als Vertreter meiner französischen Kameraden möchte ich ihnen zunächst deren kameradschaftlichen Gruß übermitteln.

Vor zwei Wochen haben wir schon aus Anlaß unseres gemeinsamen Jahrestreffens zusammen mit den Kameraden der Divisionen "Horst Wessel" und "Reich" unsere alte Kampfkameradschaft gefeiert. Als Franzose habe ich auch heute die Pflicht, die Erinnerung an das Opfer der deutschen Soldaten im Sommer 1944 wachzurufen. Wir dürfen nicht vergessen, daß die Blüte dieser Jugend, darunter die beiden Divisionen L.A.H. und HJ, besonders in der Normandie, den französischen Boden mit ihrem Blut getränkt hatte, um den Kontinent Europa damals zu verteidigen.

War dieses Opfer umsonst?

Meine Kameraden, wofür und wogegen haben wir gekämpft?
Für Europa, für eine europäische Gemeinschaft und gegen den Bolschewismus.
Nach einem halben Jahrhundert hat die Geschichte unseren Einsatz gerechtfertigt. Das sowjetische Reich, das die ganze Welt fünfzig Jahre lang zittern ließ, brach ohne jede ausländische Einmischung unter der drückenden Last einer Schwäche und seiner Fehler zusammen. Vergleichend mochte ich noch hinzufügen: Im Gegensatz hierzu war es notwendig gewesen, die ganze Welt mobil zu machen, um die deutsche Macht stürzen zu können.

Wir haben auch für ein vereintes Europa, eine europäische Gemeinschaft gekämpft, und seit einigen Jahren erwarten die europäischen Völker die Geburt dieses vereinten Europas, in der Hoffnung, daß es keine Fehlgeburt sein wird.

Wir haben den Weg zur Selbständigkeit und Unabhängigkeit geebnet, und jetzt gehen die Europäer den Weg, den wir damals geebnet haben. Statt Dank haben wir Verfolgung geerntet. Doch wir haben kein schlechtes Gewissen. Würde uns die Frage gestellt: "Bereuen Sie, was Sie taten?" dann dürften wir antworten: "Churchill hat bereut, warum sollten wir dann bereuen".

Tatsächlich hat Churchill in seinen Memoiren erklärt: "Am Viciory Day (Siegestag) bekam ich viele Glückwünsche, Telegramme, Briefe, Anrufe. Mein Herz war trotzdem voll von traurigen Vorgefühlen, da dieser Sieg uns Gefahren aussetzte, die noch schlimmer waren als diejenigen, die wir vermeiden wollten". So Churchill. Diese Worte sind ein Geständnis. Es haben sich die westlichen Sieger verhalten wie jener Dussel, der, wenn es regnet, ins Wasser springt, um nicht naß zu werden.

50 Millionen Opfer in der ganzen Welt, um Hitler durch Stalin zu ersetzen und ein kommunistisches Reich über die Hälfte des Erdballs zu errichten! Was für ein Blödsinn!
Verfolgung und den Haß in der Nachkriegszeit betreffend, hat auch Winston Churchill in seiner Rede vor dem britischen Parlament am 29. Oktober 1948 die nötigen Worte gesprochen, als er sagte: "Was die Schrecken der Vergangenheit betrifft, bis auf wenige Ausnahmen, Schwamm darüber, so schwierig es aussieht. Wir müssen die Zukunft in Betracht ziehen und an unsere Rettung denken".

Derselbe Churchill hatte schon 1942 an seinen Außenminister Anthony Eden geschrieben: "Es wäre eine verhängnisvolle Katastrophe, wenn die russische Barbarei Europa überfluten würde" und dem Captain Liddle Hart, dem damaligen Militärberater der britischen Regierung, wurde die Frage gestellt: "Wie können wir in der Zukunft die Sowjetunion daran hindern, ganz Europa zu beherrschen?" Liddle Hart antwortete: "Das einzige Land, das in der Lage ist, Europa vor der sowjetischen Bedrohung zu schützen, ist gerade das Land, das wir zerstören wollen".

Um mit Churchills Zitaten Schluß zu machen, möchte ich noch sein bekanntes Geständnis erwähnen: "Wir haben das falsche Schwein geschlachtet".
Ich darf also wiederholen: Churchills Geständnisse erlauben uns, ein gutes Gewissen zu haben.

1945 wurde der größte Sieg der Weltgeschichte errungen. Nach dem totalen Krieg der totale Sieg, die totale Macht über die ganze Welt. Die Sieger besaßen zugleich, moralisch und politisch, die angeblich besten und schönsten Grundsätze. Roosevelt wollte, zusammen mit Stalin, eine neue Weltordnung errichten, in der Frieden und Gerechtigkeit regieren sollten. Das war die größte Täuschung der politischen Geschichte. Dieser große Sieg war tatsächlich ein falscher Sieg. Das hat der General Fuller, der bekannte britische Militärhistoriker
bestätigt, als er feststellte: "Der Krieg wurde auf den Schlachtfeldern gewonnen und an den Verhandlungstischen verloren".

Das Ergebnis dieses falschen Sieges können wir heute noch feststellen: die kommunistische Herrschaft über die Hälfte der Welt, die Kolonial- und Bürgerkriege mit Millionen und Abermillionen Opfern.

Kurz nach dem Kriegsende hatte Eisenhower erklärt: "Wenn zu meiner Lebzeit ein einziger amerikanischer Soldat noch im Kampf fällt, dann werde ich ein besiegter General sein". Und so ist es dann auch tatsächlich gekommen. Viele sind noch gefallen.
Als Schulbube habe ich gelernt, daß der Weg zur Hölle mit guten Vorsätzen gepflastert ist. Unter diesem Gesichtspunkt möchte ich andere Wohltaten dieser so schonen Grundsätze, die von den Siegern den Besiegten gebracht wurden, noch erwähnen. Sie führten zu Rauschgift, Aids, Arbeitslosigkeit, Geburtenrückgang im Abendland, Überbevölkerung in Asien und Afrika und als Konsequenz zu einer riesigen Völkerwanderung nach Europa.
 
Vor 35 Jahren hatte schon Karl Gustav Jung gewarnt, ich zitiere: "Die schlimmste Gefahr heute ist nicht die Atombombe, sondern die Überbevölkerung". Meine Kameraden, die Kommentare hierzu überlasse ich Ihnen.
Andere Gefahren - nicht die kleinsten muß ich noch erwähnen: Der Verfall der menschlichen Qualität und der Verlust der Identität.
Der französische Nobelpreisträger Alexis Carrel schrieb schon vor dem Krieg: "Das Wichtigste ist nicht das Leben, sondern die Qualität des Lebens".
Das hatte Rousseau, ein Prophet der modernen Demokratie, schon im 18. Jahrhundert gesagt. Ich zitiere: "Die Kinder der Urmenschen kommen zur Welt mit der kräftigen Beschaffenheit ihrer Väter und verstärken diese durch dieselben Übungen, die sie hervorgerufen haben, und sie erwerben dadurch die ganze Körperkraft, die das Menschengeschlecht zu erwerben vermag. Die Natur, wie später das spartanische Gesetz, macht diejenigen stärker, die in guter Verfassung sind, und läßt die Schwachen sterben. Damit weicht die Natur erheblich von unseren modernen Gesellschaften ab, in denen der Staat die Kinder den Vätern so kostspielig macht, daß man sie teilweise ohne Unterschied schon vor ihrer Geburt tötet." So Rousseau.

Ist Rousseau heute "politically correct"?

Die uralte Weisheit hat immer von einer gesunden Seele in einem gesunden Körper gesprochen. Die Gesundheit der Seelen und der Leiber ist seit Jahren in unserer angeblichen Zivilisation gefährdet. Wie schon gesagt, der Verfall der menschlichen Qualität, die Lockerung bzw. die Zerstörung der sozialen Bande, überhaupt der Familie, die Umwertung der uralten Werte sind die Symptome der Krankheiten, an denen die abendländischen Länder leiden. Wir müssen uns darüber klar sein, daß diese Krankheiten in dem kommenden Jahrhundert tödlich werden können. Es fehlt in den Medizinbüchern ein Kapitel mit dem Titel "Pathologie der Identität".
Nur einige Beispiele: Vor zehn Jahren gingen mehrere Offiziere der französischen Handelsmarine in Alexandria an Land. Am Nachbartisch in einem Restaurant saßen einige junge Ägypter, und bald ergab sich zwischen den jungen Ägyptern und den jungen Franzosen ein Gespräch in freundlicher Stimmung. Dabei sagte ein Ägypter: "Sie und die Europäer sind alte verfallende Völker... Sie müssen jüngeren aufsteigenden Völkern Platz machen".

Ein zweites Beispiel: Der frühere Diktator in Algerien Houari Boumedienne erklärte vor Jahren: "Wir werden Frankreich erobern, und zwar nicht mit Waffen sondern durch den Schoß unserer Frauen". Das hatte schon Immanuel Kant geahnt, als er schrieb: "Wir können mit höchster Wahrscheinlichkeit der Absicht sein, daß die Mischung der Abstammungen, die allmählich die Charaktere nivelliert, für das Menschengeschlecht, außerhalb jeder philantropischen Betrachtung, wirklich schädlich ist".

Eine letzte Frage: Was würde Europa ohne Europäer werden?

So wie die alten Griechen und alten Römer verschwanden, so wird jetzt die
europäische Identität gefährdet. Wer seine Identität verliert, ist nicht mehr in der Lage, seine Sicherheit und sein Territorium zu verteidigen. Nach dem Krieg wurden die Deutschen, besonders die Jugend, gezwungen, ihre Identität zu hassen. So entstand der deutsche Selbsthaß, der deutsche Schuldkomplex, seine Taktik, die in dem christlichen Mittelalter gegen die Juden angewandt wurde. Das Ergebnis kennen Sie alle.

Noch ein Beispiel: Schon vor 30 Jahren wünschte ein deutsches Mädchen, das bei uns als "au pair" war, mit einem Schwarzen zusammen ins Bett zu steigen, um die Sünden Deutschlands zu sühnen.
Seit einigen Jahren entsteht auch ein europäischer Schuldkomplex gegenüber den Völkern der sogenannten dritten Welt, und zwar mit denselben Ergebnissen. Völkerseelenmord ist der beste Weg, um die Leute in die Knechtschaft zu zwingen.
Wir sind jetzt Zeugen des riesigsten Verblödungsunternehmens der Weltgeschichte.
So werden die menschlichen Gesellschaften zur Rindviehherde herabgesetzt. Es wird überall versucht, die Qualität durch die Quantität zu überwinden und die alten Völker durch wiederkäuende und undifferenzierte Massen zu ersetzen.
                      
Europa hatte schon immer seine Schmarotzer, ob arm oder reich. Dazu kam die große Völkerwanderung, die dieses Problem verschärft hat. So ist das Schmarotzertum zu einer neuen Plage in Europa geworden. Im 19. Jahrhundert war das Motto von Marx und Engels: "Proletarier aller Länder vereinigt Euch". Das Motto unserer Zeit ist: "Schmarotzer aus allen Ländern vereinigt Euch, um zusammen die europäische Kuh zu melken".

Wie einst tragen auch heute ein neues Europa und der Europagedanke unsere Hoffnungen und die menschliche Qualität. Es wurde für die Qualität der Umwelt schon ziemlich viel geleistet, aber um die Qualität des Menschen zu verbessern und die Krankheiten Europas zu heilen, viel zu wenig. Wir dürfen trotzdem nicht verzweifeln. Trotz so vieler pessimistischer Warnungen wurde die Wiedervereinigung Deutschlands verwirklicht. Trotz aller Europessimisten kann noch das Europa, das wir wünschen, verwirklicht werden. Allein dieses Europa wird in der Lage sein, das zu verwirklichen, wozu die einzelnen Nationen nicht mehr in der Lage sein werden.

Wir sind Europäer !

Als Franzosen haben wir damals für Europa gekämpft. Oft wurde uns die Frage gestellt: "Warum denn haben Sie an der deutschen Seite gekämpft?" Nach der großen Kriegswende Ende 1942/Anfang 1943 war es klar, daß ganz Europa von der sowjetischen Armee bedroht war, daß die westlichen Verbündeten an der Seite Stalins diese Bedrohung noch gefährlicher machten und daß das Schicksal unseres Vaterlandes nunmehr von dem Kampf im Osten abhängig war. Den Franzosen wurde im Sommer 1943 die Möglichkeit angeboten, und zwar mit Genehmigung der französischen Regierung, sich freiwillig zu einer Elitetruppe in Deutschland zu melden.

Die Niederlage 1940 war für manchen jungen Franzosen eine furchtbare Demütigung gewesen, und der Einsatz an der Ostfront in den Reihen einer Elitetruppe war für uns eine Gelegenheit, diese Demütigung zu verwischen. Unsere Vaterlandsliebe befahl uns, uns an der Seite der deutschen Truppen für die Zukunft unseres Vaterlandes und den Schutz Europas einzusetzen. Damals war es unsere Pflicht, heute ist es unser Stolz.

Quelle: Der Freiwillige 44(1) (1998), S. 22f.

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